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Polysomnographie
Santé

Polysomnographie : définition, cause, symptômes, traitement

La polysomnographie est une étude ou un examen réalisé pendant qu’une personne est totalement endormie. Vous ferez l’objet d’observations pendant votre sommeil de façon que votre médecin puisse enregistrer des données sur votre sommeil et identifier de possibles troubles du sommeil. Votre médecin mesurera vos ondes cérébrales, votre taux d’oxygène dans le sang, vos fréquences cardiaque et respiratoire, et les mouvements de vos yeux pendant la polysomnographie pour aider à déterminer vos cycles de sommeil.

La polysomnographie enregistre les mouvements de votre corps entre deux stades du sommeil : le sommeil rapide et le sommeil lent. Pendant le sommeil rapide, votre activité cérébrale est élevée, mais seuls vos yeux et vos muscles respiratoires sont actifs. C’est le stade pendant lequel vous rêvez. Le sommeil lent est caractérisé par une activité cérébrale réduite. Une personne ne souffrant pas de trouble du sommeil alterne entre le sommeil rapide et le sommeil lent environ toutes les 90 minutes, ce qui se traduit pas entre quatre et six cycles de sommeil par nuit.

L’observation de vos cycles de sommeil ainsi que des réactions de votre corps aux changements dans ces cycles peuvent aider à identifier les perturbations affectant votre sommeil.

Utilisations aux fins de diagnostic

La polysomnographie est utilisée pour diagnostiquer les troubles du sommeil. Elle est souvent utilisée pour évaluer les symptômes de l’apnée du sommeil, un trouble caractérisé par le fait que votre respiration est constamment interrompue avant de reprendre pendant votre sommeil. Symptômes de l’apnée du sommeil :

  • somnolence pendant la journée malgré le fait que vous avez dormi
  • ronflements continus et bruyants
  • périodes pendant le sommeil caractérisées par le fait que la personne semble retenir son souffle, puis tente de le reprendre avec difficulté
  • sommeil agité

La polysomnographie peut aussi être utilisée pour diagnostiquer les troubles du sommeil suivants :

  • narcolepsie (somnolence extrême et attaques de sommeil pendant la journée)
  • troubles de type épileptique liés au sommeil
  • mouvements périodiques involontaires des membres ou syndrome des jambes sans repos (flexion et extension involontaires des jambes pendant le sommeil)
  • trouble du comportement associé au sommeil rapide (mouvements physiques associés au rêve pendant le sommeil)
  • insomnie chronique (difficulté à s’endormir ou à rester endormi)

Selon le National Heart, Lung, and Blood Institute, s’ils ne sont pas traités, les troubles du sommeil peuvent élever votre risque de maladie cardiaque, d’hypertension et d’AVC. Les troubles du sommeil ont également été associés à un risque accru de blessure en liaison avec des chutes ou des accidents de voiture.

Intervention

Une polysomnographie est généralement effectuée dans un centre du sommeil spécialisé. Vous devrez vous y présenter le soir, environ deux heures avant le moment où vous vous couchez. Vous y passerez la nuit dans une chambre privée similaire à une chambre d’hôtel. Vous pourrez apporter ce qui sera nécessaire pour vous coucher, notamment votre pyjama.

Une polysomnographie est administrée actuellement par un technicien qui vous surveillera pendant votre sommeil. Le technicien pourra voir et entendre ce qui se passe dans votre chambre, et vous pourrez entendre le technicien parler pendant la nuit.

Pendant la polysomnographie, le technicien mesurera :

  • vos ondes cérébrales
  • vos mouvements oculaires
  • votre rythme et votre fréquence cardiaques
  • votre tension artérielle
  • votre taux d’oxygène dans le sang
  • vos tendances respiratoires
  • la position de votre corps
  • les mouvements de vos membres
  • vos ronflements et d’autres bruits

Pour enregistrer ces informations, le technicien placera de petits capteurs appelés électrodes sur votre cuir chevelu, vos tempes, votre poitrine et vos jambes. Les capteurs sont munis de patchs adhésifs qui leur permettront de rester sur votre peau pendant votre sommeil. Des ceintures élastiques placées autour de votre poitrine et de votre estomac enregistrerons vos mouvements thoraciques et vos tendances respiratoires. Une petite pince placée sur un doigt enregistrera votre taux d’oxygène dans le sang.

Les capteurs sont connectés à de minces fils souples qui transmettent vos informations à un ordinateur. Dans certains centres du sommeil, le technicien installera des équipements permettant d’effectuer des enregistrements vidéo. Ceci vous permettra, ainsi qu’à votre médecin, d’examiner les changements de position de votre corps pendant la nuit.

Comme vous ne serez probablement pas aussi à l’aise dans le centre du sommeil que si vous étiez dans votre lit, il est possible que vous ayez du mal à vous endormir ou à rester endormi comme si vous étiez chez vous. Toutefois, ceci n’altère pas les informations enregistrées. Il n’est normalement pas nécessaire que vous dormiez toute la nuit pour que les résultats de votre polysomnographie soient exacts.

Lorsque vous vous réveillerez le lendemain matin, le technicien retirera les capteurs. Vous pourrez quitter le centre du sommeil et reprendre vos activités normales.

Risques

La polysomnographie est sans douleur et non invasive ; elle est donc relativement sans danger. Il se peut que vous ayez une légère irritation cutanée à cause des adhésifs qui fixent les électrodes à votre peau.

Préparation

Pour vous préparer avant votre polysomnographie, on vous demandera probablement d’éviter de boire de l’alcool et de manger ou de boire quoi que ce soit contenant de la caféine l’après-midi ou le soir de l’examen. Comme les habitudes de sommeil et certains troubles du sommeil peuvent être affectés par l’alcool et la caféine, le fait d’avoir des substances chimiques dans votre corps pourrait avoir un impact sur vos résultats. Il vous faudra également éviter de prendre des sédatifs.

N’oubliez pas de discuter des médicaments éventuels que vous prenez avec votre médecin dans le cas où vous devriez les arrêter avant l’examen.

Résultats

Il se peut que résultats de votre polysomnographie prennent jusqu’à deux semaines avant de vous être communiqués. Un technicien compilera les données recueillies pendant votre nuit au centre du sommeil pour établir un graphique de vos cycles de sommeil. Un médecin du centre du sommeil examinera ces données, ainsi que vos antécédents médicaux et vos antécédents en matière de sommeil afin d’établir un diagnostic.

Si les résultats de votre polysomnographie sont anormaux, il se peut que cela soit signe indicateur des problèmes suivants :

  • apnée du sommeil ou autre trouble respiratoire
  • troubles de type épileptique
  • mouvements périodiques involontaires des membres ou autres troubles du mouvement
  • narcolepsie ou autre source de fatigue inhabituelle pendant la journée

Pour identifier l’apnée du sommeil, les résultats de la polysomnographie sont analysés pour déterminer :

  • la fréquence de l’apnée (lorsque la respiration est interrompue pendant 10 secondes ou plus)
  • la fréquence de l’hypopnée (lorsque la respiration reste bloquée partiellement pendant 10 secondes ou plus)

Grâce à ces informations, vos résultats pourront être mesurés à l’aide de l’index d’apnées hypopnées (AHI). Sur cet index, un résultat inférieur à cinq est normal. Si vous avez ce résultat, en plus de données normales relativement aux ondes de votre cerveau et aux mouvements de vos muscles, ceci indique généralement que vous ne faites pas d’apnée du sommeil.

Si votre résultat est supérieur ou égal à cinq, on peut généralement parler de résultat anormal. Les résultats anormaux sont classés selon les différents niveaux d’apnée du sommeil :

  • apnée du sommeil légère : score AHI entre 5 et 15
  • apnée du sommeil modérée : score AHI entre 15 et 30
  • apnée du sommeil sévère : score AHI supérieur ou égal à 30

Suivi

Si vous faites de l’apnée du sommeil, votre médecin pourra recommander que vous utilisiez un système de ventilation spontanée en pression positive continue. Cette machine sert à vous transmettre de l’air en continu par le nez et/ou la bouche pendant que vous dormez. Une polysomnographie de suivi peut être recommandée pour déterminer ce qui vous convient le mieux.

Si votre diagnostic indique que vous avez un autre trouble du sommeil, votre médecin discutera des options de traitement disponibles avec vous.

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